Les traumatismes du genou

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L’articulation du genou est maintenue par des muscles et des ligaments. « À muscles puissants répond une articulation du genou solide ». Le plus grand danger provient de la tension lorsque le genou est demi-fléchi. Quand le genou est fléchi, les ligaments sont relâchés. Si le genou est tendu, les ligaments qui le soutiennent le sont aussi. C’est la raison pour laquelle il est important de conserver les muscles du genou contractés dans tout exercice de flexion.

Les lésions

Luxations

Un genou à l’évidence très déformé, avec douleur, impotence fonctionnelle totale et impossibilité de se remettre sur pieds, évoque la luxation. Cet accident est heureusement rare en pratique sportive courante.

Entorses

Devant un genou tuméfié, rechercher un choc rotulien qui peut mettre en évidence un « épanchement intra-articulaire ». Il peut s’agir d’une hémarthrose ou d’une hydarthrose. Ne pas confondre « l’hydarthrose » avec un épanchement « pré-rotulien » fréquent après un choc direct.

Que l’accident soit grave ou bénin, l’impotence fonctionnelle est variable. La douleur de l’entorse évolue classiquement en 3 temps.

  • Une douleur très vive provoquant la chute au moment de l’accident.
  • Dans un deuxième temps, la douleur s’estompe ou disparaît.
  • Quelques heures plus tard, la douleur réapparaît plus vive, avec une impotence fonctionnelle sévère.

Toute lésion ligamentaire (bénigne ou grave) du genou commande l’interruption de l’activité sportive du sujet. Les répercussions possibles des lésions ligamentaires méconnues, « grande instabilité chronique du genou », sont en effet trop graves pour ne pas être vigilant.

Lésions méniscales

  • Le genou est bloqué et impossible à remettre en extension (ceci témoigne le plus souvent d’une lésion grave du ménisque).
  • Le genou n’est pas bloqué (lésion minime, incomplète du ménisque).

Le simple « dérobement » du genou n’indique pas un grand délabrement du ménisque.

Les instabilités chroniques

Les suites immédiates d’un accident sont déjà un grave handicap pour l’athlète, mais les conséquences, parce que le traitement au début a été insuffisant, n’en constituent pas un moins grave problème. L’installation d’altération articulaire de « type dégénératif » à la suite de traumatismes sportifs itératifs est aujourd’hui clairement démontrée. On observe de graves remaniements secondaires post-traumatiques non seulement au niveau de l’articulation, mais aussi des parties molles. La plus grave peut-être de ces lésions est le syndrome de la faiblesse du quadriceps, qui consiste dans l’impossibilité de redonner une tonicité normale au vaste interne. L’équilibre du complexe quadriceps est rompu et le blessé, dont la musculature est devenue déficiente, souffre continuellement de son genou. On parle souvent d’un dérangement interne ou alors que rien ne le prouve. Les lésions tardives du sport se caractérisent aussi par leur apparition à distance de « l’impact initial ». L’exemple classique est celui de la synovite traumatique récidivante, fugace, du genou chez le sportif dont la cheville controlatérale présente un certain degré d’enraidissement post-traumatique. Les pas sont de longueur inégale et ce déséquilibre fonctionnel finit par solliciter de façon excessive le genou du membre sain et conduit à la synovite. Il ne suffit pas d’observer l’articulation malade. S’il n’existe pas de cause locale évidente, on dirigera systématiquement son attention vers la recherche d’une autre cause aggravante située ailleurs.

Fractures de la rotule

Douleur exquise réveillée par la palpation et l’impotence fonctionnelle complète de l’extension du genou, associé à la déformation de la partie antérieure de l’articulation : fracture avec déplacement.

Les chondropathies

Ce sont des lésions cartilagineuses, parfois minimes, de la rotule ou de la trochlée; elles provoquent des douleurs très vives pouvant amener l’arrêt définitif de l’activité sportive. L’examen clinique est très pauvre, le genou étant d’apparence normal, on observe une douleur accrue par la course, le saut, la descente d’un escalier, la percussion et la pression de la rotule. Ces chondropathies, confirmés par imagerie médicale sont bénignes, mais chroniques et rebelles à la thérapeutique.

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