Conseils pour l’alimentation du sportif diabétique

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Médecins, nutritionnistes, biologistes et experts du monde entier sont d’accord sur ce point : de notre bon équilibre alimentaire dépend notre santé, en encore plus chez le diabétique. L’insuline produite par le pancréas est l’hormone qui règle le taux de glycémie (concentration de sucre dans le sang). Cette hormone jour un rôle indispensable dans l’équilibre énergétique du corps en faisant pénétrer le glucose provenant de l’alimentation dans nos cellules afin qu’il soit « brûlé » pour fournir de l’énergie.

Le diabète

Dans le cas du diabète, la sécrétion d’insuline est insuffisante, ce qui entraîne une augmentation de la glycémie. Il est donc important pour les diabétiques de connaître la composition des aliments afin de pouvoir ajuster leur dose d’insuline à une alimentation qui doit leur permettre de conserver un état stable et par là un poids normal.

Les aliments, bien que différents d’aspect et de goût, sont constitués des mêmes matériaux de base, eau, sels minéraux et oligo-éléments, vitamines, fibres, et des trois grandes catégories suivantes : glucides, protéines et lipides, pour lesquelles il est important de savoir :

  • Où et sous quelle forme on les trouve ?
  • Quand et en quelle quantité les consommer ?
  • Leur rôle dans l’organisme.

L’ensemble des réponses à ces questions et des conseils pratiques qui les accompagnent constitue des notions de diététique utilisables sur un plan général par toutes les personnes atteintes de diabète. Évidemment, votre médecin ou diététicien traitant déterminera avec vous ce qui convient à votre cas particulier.

Les glucides

Où les trouver ? On peut les classer en deux catégories.

  • Les aliments à goût sucré : sucreries, desserts sucrés, boissons sucrées, fruits secs ou frais.
  • Les aliments sans goût sucré riche en amidon
  • Les farineux : céréales, farine et aliments préparés avec de la farine.
  • Les légumes féculents : pommes de terre, petits pois, légumes secs.

Lesquels consommer et en quelle quantité ?

Les sucres rapides (les aliments à goût sucré) passent très vite dans le sang et provoquent une élévation rapide et importante de la glycémie. Pour les diabétiques, il faudra s’efforcer de les supprimer, exception faite pour les fruits (en quantité limitée) car ils contiennent les vitamines indispensables à l’organisme.

Le sucre des aliments riche en amidon passe plus lentement dans le sang, assurant ainsi une glycémie plus régulière. Il faudra les consommer en quantité adaptée. Le médecin évaluera les quantités journalières de fruits frais, de farineux et de féculents pour chaque cas particulier. Cependant, les doses devront être fractionnées et réparties au cours de la journée pour la régulation de la glycémie. Le diabétique devra également consommer des glucides à tous les repas, surtout au petit déjeuner afin de recharger l’organisme (les réserves s’étant épuisées pendant la nuit) et au repas du soir pour prévenir un malaise pendant le sommeil. Entre deux repas, si l’intervalle est important ou si le sujet a une activité physique intense, il faudra prévoir un système de collations. Il est évident que des tableaux indiquant l’apport calorique pour 100 g d’aliments sont très utiles afin de pouvoir le contrôler avec précision. Consommées à la fin d’un repas principal, les sucreries peuvent avoir un effet moins rapide sur la glycémie et il faut également savoir que la teneur en sucre des fruits dépend de leur nature, mais aussi de leur degré de maturité. Plus un fruit est mûr, plus il est sucré.

Glucides et diabète

Ils fournissent à l’organisme le glucose qui est la principale source d’énergie. Le glucose par exemple est indispensable au bon fonctionnement du cerveau et au cours d’activité physique, car ce sont les glucides qui sont utilisés en premier. Dans le cas du diabète, l’insuffisance d’insuline entraîne une augmentation de la glycémie et une sous-utilisation du glucose. L’organisme ne peut sans danger se contenter de consommer uniquement des lipides et des protéines.

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Les lipides

Où les trouver ? On peut également classer les lipides en deux catégories.

  • Les lipides d’origine animale : beurre, produits laitiers (fromage), viandes.
  • Les lipides d’origine végétale : huiles, margarines, fruits secs oléagineux.

Lesquels consommer et en quelle quantité ?

Les lipides d’origine animale favorisent l’athérosclérose. Le diabète insuffisamment équilibré est lui aussi un facteur de risque pour les artères. Il faudra donc, pour ne pas cumuler les risques, privilégier les lipides d’origine végétale. Aux lipides contenus dans les aliments s’ajoutent les matières grasses utilisées pour la cuisson ou leur assaisonnement. Consommez alors le beurre uniquement cru (sur tartines ou légumes verts) et pensez aux cuissons sans matières grasses (vapeur, court-bouillon, à la broche, au four en papillote). Un apport riche en matière grasse devra être compensé par l’apport d’un aliment pauvre en graisses. Au cours d’un repas, essayez d’éviter deux aliments gras.

Lipides et diabète

Les lipides n’interviennent pas directement sur la glycémie mais, étant les composants les plus caloriques de notre alimentation, il faudra impérativement réduire leur consommation, car ils favorisent l’obésité. Or, pour le bon équilibre du diabète, il faut que le poids reste normal.

Les protéines

Où les trouver ? Deux groupes d’aliments encore.

  • Les protéines d’origine animale : viande, volaille, abats, charcuterie, produits laitiers, poissons, crustacés.
  • Les protéines d’origine végétale : céréale, pain, pâtes, préparation à base de farine, légumineuse, lentilles, soja, haricots secs, etc.

Lesquels consommer et en quelle quantité ?

Les sources de protéines doivent être les plus nombreuses possibles, car elles sont complémentaires. Longtemps on a considéré qu’un apport de 1 g par kg de poids de corps et par jour était suffisant. Les dernières recherches sur les recommandations nutritionnelles nous incitent à penser que ce besoin est supérieur.

Protéine et diabète

De même que les lipides, les protéines n’interviennent pas directement sur la glycémie. Par contre, nous savons qu’elles sont indispensables à notre organisme.

Exercice physique

Le diabète sucré est une maladie chronique qui touche, selon les statistiques environ 1 % de la population. Cette maladie se caractérise par une intolérance au glucose et une perturbation du métabolisme des protéines et des lipides. Tout ceci se répercute sur l’équilibre hydro-minéral et se traduit à long terme par des lésions vasculaires. L’exercice pose un problème aux diabétiques car ils doivent tenir compte des exigences métaboliques pour établir leur régime alimentaire et le dosage d’insuline exogène. Mais la pratique d’activité physique doit être encouragée car elle peut contribuer de façon importante au contrôle de la santé. Lors de l’exercice, la consommation de glucose par les muscles augmente. En diminuant la glycémie, le sport est donc bénéfique chez le diabétique bien équilibré qui adapte son alimentation et son insuline à l’entraînement sportif. À l’effort, un diabétique mal équilibré risque l’hypoglycémie s’il y a surcharge en insuline ou, au contraire, une élévation de la glycémie avec production d’acétone, s’il y a sous dosage. L’exercice physique :

  • Abaisse naturellement la glycémie.
  • Favorise la perte de poids en cas d’obésité.
  • Diminue certains facteurs de risque cardio-vasculaire.
  • Participe à une bonne hygiène de vie et à l’équilibre psychologique.

Attention : certains sports pratiqués en solitaire peuvent être dangereux en cas de malaise hypoglycémique. Il faut être conscient que la réponse à l’exercice du diabétique mal contrôlé (dose d’insuline exagérée ou insuffisante et/ou consommation excessive de glucides) ou du diabétique sévère peut amplifier les conséquences les problèmes du diabétique au repos. Il est donc très important, pour que le diabétique puisse bénéficier des avantages de l’exercice physique, de connaître et de contrôler sa diététique en étroite collaboration avec son médecin.

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