Les mécanismes de la faim

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De nos jours, il n’est pas rare de manger sans ressentir cette sensation qu’est… la faim. Entre les repas, les apéros, shake de protéines… comment savoir si nous mangeons par besoin, par envie ou pour faire plaisir ? Voici quelques clés pour vous alléger la tête et, qui sait, le corps.

Les mécanismes de la faim

La faim, par définition, est une sensation responsable de la prise alimentaire : réponse comportementale liée à un déficit énergétique. Une multitude d’hormones, de neuro transmetteurs (messagers chimiques) participent au maintien de l’équilibre énergétique (pour les termes scientifiques, on parle d’homéostasie).

Concrètement ça veut dire quoi ?

Lorsque le taux de glucose (sucre) sanguin et intracellulaire diminue (légère hypoglycémie), des récepteurs informent le cerveau et plus précisément l’hypothalamus du déficit en « carburant » : le réservoir est vide ! Aussitôt, le message est transmis à l’ensemble du corps et conduit à la prise alimentaire. L’apport de glucides et des autres nutriments (lipides et protéines) entraîne la libération d’hormones (insuline et leptine…) et de neuro transmetteurs qui font apparaître la sensation de rassasiement et la satiété. Notons l’importance du glucose et des glucides en général dans l’arrêt de la prise alimentaire, car leur présence dans le tube digestif et le retour à la normale de la glycémie sont notifiés, à l’aide de récepteurs, au système nerveux central diminuant ainsi le besoin de manger. Il a été montré qu’un déséquilibre dans la ration (lipides ou glucides) perturbait les métabolismes et de ce fait les prises alimentaires.

Les sensations

Nous avons tous ressenti, plus ou moins intensément, cette sensation de faim. Si vous ne savez pas ce que c’est, voici quelques précisions. Elle peut se traduire par des gargouillements de l’estomac pouvant parfois aller jusqu’à la douleur. Mais il ne faut pas ce fier à cet unique critère car il peut-être trompeur. En effet, quelques heures après un gros repas, on peut sentir les gargouillis sans avoir envie de manger ou à l’inverse, avoir envie de manger en ayant le ventre plein. C’est souvent le cas avec les légumes, les produits 0%, les gommes alimentaires qui remplissent le ventre sans répondre aux besoins énergétiques. La faim c’est aussi un sentiment de faiblesse, de nervosité, de mauvaise humeur, de difficulté de concentration… Regardez les bébés, ils ne se posent pas de questions et ils n’hésitent pas à nous faire savoir quand ils ont faim. Pour retrouver cette sensation, vous pouvez alléger 1 à 2 repas consécutifs. Vous verrez, vous mangerez avec plus de plaisir le repas suivant. Il arrive souvent que ce que l’on ressent comme de la faim soit en fait de la soif. Parfois, un verre d’eau, une tisane, une boisson peuvent stopper la « faim » et répondent à un besoin particulier de l’organisme : l’hydratation.

Les autres facteurs

Manger c’est répondre aux besoins physiologiques de l’organisme, mais pas seulement ! Eh oui, il ya aussi une part psychoaffective: le chocolat en cas de coup dur; le conditionnement: nombre de repas et horaires; le cognitif / la raison: je (ne) mange (pas) ça parce que c’est (pas) bien; et l’aspect socioculturel.

Pour conclure, notre corps est bien fait faisons lui confiance. Écoutez-le, répondez à ses besoins et vous verrez, vous vous sentirez plus léger. Déjà dit et répété : « manger un peu de tout » c’est répondre aux besoins tant affectifs que physiologiques pour être et garder l’équilibre.

Sophie Bessenay,
Diététicienne Nutritionniste
Coach sportive (BPJEPS Forme et Force)

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