Les hormones et leurs effets

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Une hormone est une substance chimique sécrétée directement dans le sang ou la lymphe par des glandes dites à sécrétion interne ou glandes endocrines. Ces substances ont un effet spécifique sur l’activité de centaines de cellules; tellement spécifique d’ailleurs qu’elles peuvent influencer une partie d’un organe ou d’un tissu. L’effet d’une hormone peut se produire très rapidement (quelques minutes) ou en quelques heures et ses effets sont variés : activation des réactions enzymatiques, faire contracter ou relâcher le muscle, modifier la perméabilité de la membrane cellulaire, activer d’autres sécrétions, augmenter la synthèse protéique. Voici la liste des glandes endocrines et hormones importantes en musculation.

Hypophyse

Située à la base du cerveau, elle comprend deux lobes sécrétant chacun des hormones spécifiques. C’est une glande endocrine très importante en raison du grand nombre d’hormones qu’elle secrète.

Le lobe postérieur (ou neurohypophyse) libère :

  • L’hormone antidiurétique sert à augmenter la réabsorption de l’eau au niveau des reins.
  • L’hormone ocytocine contrôle l’expulsion du lait chez le femme et les contractions de l’utérus lors de l’accouchement.

Le lobe antérieur (ou adénohypophyse) secrète :

  • L’hormone de croissance ou hormone somatotrope (STH) stimule la croissance et le développement.
  • L’hormone thyréotrope stimule la production et la libération des hormones thyroïdiennes (TSH).
  • L’hormone corticotrope (ACTH) active les glucocorticoïdes au niveau de la corticosurrénale.
  • L’hormone folliculo-stimuline (FSH) stimule le follicule ovarien chez la femme et la spermatogénèse chez l’homme.
  • La lutéostimuline (LH) déclenche l’ovulation.
  • La prolactine (LTH) stimule la lactation après la grossesse.
  • Les endorphines ou hormones du plaisir

Pancréas

Le pancréas sécrète principalement l’insuline et le glucagon au niveau des îlots de Langerhans.

L’insuline est hypoglycémiante, elle abaisse le taux de glucose sanguin. Elle augmente également la mise en réserve des lipides dans les adipocytes (le manque d’insuline provoque le diabète).

Le glucagon à l’effet inverse en élevant le taux du glucose sanguin. Son action est importante sur le métabolisme des hydrates de carbone en favorisant la dégradation du glycogène et la synthèse du glucose à partir des molécules non glucidiques (comme les protéines).

Surrénales

Situées au sommet des reins, on distingue la médullo surrénale et la corticosurrénale.

  • La médullo surrénale sécrète les catécholamines, adrénaline et noradrénaline qui remplissent de nombreuses fonctions.
  • La corticosurrénale sécrète de très nombreuses hormones qui font partie des composés appelés stéroïdes, divisés en 3 groupes. Les minéralocorticoïdes influençant le métabolisme de l’eau. Le plus important est l’aldostérone, dont le rôle est d’augmenter la réabsorption du sodium. Les glucocorticoïdes sont nommés ainsi à cause de leur effet sur le métabolisme du glucose et ont également des effets sur le métabolisme des protides et des lipides. Les glucocorticoïdes (surtout le cortisol, qui est le plus important) stimulent la synthèse du glucose à partir des acides aminés et mobilisent les lipides stockés dans le tissu adipeux. Le 3ème groupe est constitué par les androgènes surrénaliens.

Thyroïde

Situé juste sous le larynx, les hormones thyroïdiennes (thyroxine et triiodothyronine) ont comme effet principal d’accélérer le métabolisme et certaines fonctions spécifiques associées à cette accélération comme, par exemple, l’augmentation de la synthèse protéique, de la quantité d’enzymes intracellulaires, de la taille et du nombre des mitochondries, de la glycolyse et de l’oxydation des acides gras.

Parathyroïdes

Glandes minuscules situées à la surface dorsale de la thyroïde, elles sécrètent l’hormone parathyroïdienne ou parathormone qui régularise, avec la calcitonine, le métabolisme du calcium.

Glandes génitales (ovaires et testicules)

Les ovaires et les testicules produisent les hormones sexuelles. Les œstrogènes et la progestérone chez la femme, les androgènes testiculaires chez l’homme. La production et la libération de ces hormones sont réglées par la lutéostimuline (LH), produite par l’adénohypophyse. Les androgènes sont responsables des caractères sexuels secondaires, favorisent la synthèse des protéines (anabolisme) et diminuent leur catabolisme.

Tissu graisseux

La graisse libère une hormone qui contrôle la sensation de faim : la leptine. La quantité de graisse que possède a donc une grande influence sur notre appétit. On vous explique tous les mécanismes dans cet article sur l’hormone de la satiété.

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Entraînement et réactions hormonales

Les hormones thyroïdiennes et parathyroïdiennes

Pendant l’entraînement, les concentrations de ces hormones s’élèvent. Une étude menée sur des skieurs de fond au cours d’une course de 70 km (durant 5 à 7 heures et demie) a montré que les taux hormonaux s’élèvent immédiatement après l’effort et que, ensuite, les taux s’abaissent et restent inférieurs à leu niveau initial pendant plusieurs jours après l’épreuve 1. Pour des entraînements de faible intensité, on ne constate aucun changement. L’augmentation de ces concentrations hormonales se traduit par une augmentation du métabolisme basal, une grande sensibilité à la chaleur, une abondante sudation, un amaigrissement, de la fatigue et des insomnies.

L’aldostérone et l’hormone antidiurétique

Cette hormone (ADH), sécrétée par la corticosurrénale, est l’une des minéralocorticoïdes. Durant l’entraînement, il peut y avoir une perte d’eau et de sodium importante (surtout pour les exercices de longue durée ou quand il faut chaud). L’exercice stimule la production de l’ADH, ceci produit une activation du système sympathique, une perte de sodium, une réduction du volume du plasma et une augmentation de son osmolarité (phénomène de diffusion permettant de laisser passer au niveau de la membrane le solvant, et non la substance dissoute). L’ADH provoque la rétention d’eau, l’aldostérone augmente la rétention du sodium, ce qui entraîne une réabsorption de l’eau.

Adrénaline et noradrénaline (catécholamines)

Les concentrations augmentent également au cours de l’exercice et sont liées à l’intensité de l’entraînement. Ces hormones exercent divers effets sur le métabolisme, notamment sur le système cardiovasculaire.

L’insuline et le glucagon

L’insuline augmente l’absorption du glucose par la cellule, mais inhibe la libération de ce dernier par le foie et la libération des acides gras par le tissu adipeux. En revanche, le glucagon a les effets inverses en libérant le glucose au niveau du foie et les acides gras par les adipocytes. Au cours de l’entraînement, le glucagon augmente et l’insuline diminue.

Le cortisol

Il y a fort peu de variation pendant l’exercice, sauf en cas d’épuisement où il augmente. Cependant, l’une des raisons pour laquelle le cortisol aurait un intérêt au niveau de la performance sportive vient de sont effet néoglucogénique (synthèse de glucose à partir de sources non glucidique) qui permet d’augmenter la quantité de glucose disponible.

Les hormones sexuelles

Les taux d’androgènes et d’oestrogènes s’élèvent au cours de l’entraînement. Si vous arrivez à augmenter la testostérone avec un entraînement intensif, le résultat sera positif en bodybuilding, car elle favorise l’anabolisme protéique et donc la construction musculaire.

L’hormone de croissance

La concentration de l’hormone de croissance s’élève aussi pendant l’entraînement et, plus l’intensité est élevée, plus la production est importante. Cette production peut atteindre 35 fois celle au repos, mais cette élévation est progressive dans le temps et non immédiate après l’exercice. Cette réaction est également fortement liée à la condition physique de la personne.

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