Les élévations latérales

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Ce mouvement est certainement l’un des plus efficaces pour galber vos muscles deltoïdes. Cependant, son efficacité est largement dépendante de la qualité de son exécution. Si, par exemple, vous gardez les bras tendus et si vous travaillez en amplitude complète, en élevant les bras au niveau de la tête, vous améliorerez la souplesse de l’articulation scapulo-humérale (épaule) et contracterez au maximum les deltoïdes. Il y aura également intervention du faisceau supérieur du grand pectoral et de la longue portion du biceps. Cependant, la plupart des pratiquants n’exécutent pas l’exercice de cette façon. Généralement, ils fléchissent exagérément les coudes, donnent de l’élan et élèvent trop haut les bras.

Élévations latérales avec haltères

Exécution

  • Debout, pieds écartés pour assurer une bonne stabilité, les poings tournés vers l’intérieur, avec un haltère dans chaque main.
  • Les bras doivent êtes tendus ou les coudes légèrement fléchis (verrouillés).
  • Élevez les bras latéralement jusqu’à la hauteur des épaules ou juste au-dessus. Si vous utilisez des charges relativement lourdes, il n’est pas possible de garder les bras tendus; fléchissez alors un peu les coudes, mais gardez les bras dans le plan frontal (perpendiculaire aux épaules).
  • Le buste est droit, légèrement incliné vers l’avant. Élevez les bras lentement sur les côtés, en contrôlant bien la charge et en inspirant.
  • Expirez pendant la phase de retour.

À ne pas faire

  • Courber le dos en montant la charge. Cela arrive souvent lorsque les bras sont excessivement fléchis. Dans ce cas, ils sont trop en avant et c’est mauvais pour la colonne vertébrale.
  • Tourner les paumes vers l’avant ou vers le haut. Le stress portera sur la partie antérieure du deltoïde.
  • Balancer le charge plutôt que de la contrôler. Dans ce cas, l’élan épargnera au deltoïde la majeure partie du travail. Il en résulte un moins bon développement musculaire (un très léger élan est toutefois acceptable au début du mouvement).
  • Si les pieds sont trop serrés, l’équilibre est imparfait et les corrections se feront au niveau de la colonne vertébrale.
  • Respirer à contre-temps, c’est-à-dire souffler en montant les bras.
  • En restant trop droit, vous serez alors obligé de vous pencher en arrière, ce qui est encore mauvais pour le dos et pour l’équilibre.

Conseils d’entraînement

  • Il faut utiliser une charge adaptée, ni trop lourde ni trop légère, de façon à bien exécuter l’exercice, mais avec une certaine difficulté.
  • Pour varier l’entraînement et développer entièrement le deltoïde, vous devez travailler en rotations interne et externe du bras. Gardez présent à l’esprit que si cet exercice est exécuté correctement, avec les coudes, s’élevant bien à l’extérieur et sur les côtés, l’accent sera mis sur le travail des deltoïdes externes.
  • Avec une rotation externe du bras, le stress sera au niveau du deltoïde antérieur et, en rotation interne, sur le deltoïde postérieur.
  • On peut également varier l’exercice en changeant légèrement la position du corps; par exemple, en enroulant les épaules et en abaissant le menton à la poitrine. De cette façon, les haltères seront, au départ de l’action, sur l’avant des cuisses et le dos de la main tourné vers l’avant (en pronation). En élevant latéralement les bras, relevez le buste et la tête. Ces actions simultanées permettent de travailler également le milieu du dos. En fait, on sollicite tout le dos et particulièrement la partie supérieure du trapèze.

Principaux muscles sollicités

Au niveau de l’articulation scapulo-humérale, le deltoïde externe, les fibres adjacentes des faisceaux antérieur et postérieur du deltoïde ainsi que le sus-épineux sont fortement sollicités. Le deltoïde recouvre le sommet de l’articulation de l’épaule, et le muscle sus-épineux est recouvert par le faisceau externe du deltoïde. Le deltoïde s’insère selon une ligne en arc de cercle qui suit le tiers externe du bord antérieur de la clavicule, le sommet de l’acromion et le bord postérieur de l’épine de l’omoplate. Il se termine sur la tubérosité du deltoïde, située sur l’humérus, juste au-dessus de la partie centrale de cet os. Le sus-épineux s’étend en dessous du deltoïde et il a pour origine la fosse sus-épineuse, située en haut de la face postérieure de l’omoplate, ou plus exactement, des deux tiers internes de la fosse sus-épineuse au sommet de la grande tubérosité de l’humérus.

Au niveau de la ceinture scapulaire, les principaux muscles sollicités sont les faisceaux supérieurs et inférieurs du trapèze et le grand dentelé. Le trapèze a pour origines la base du crâne, le ligament du cou et les apophyses épineuses des vertèbres de la septième cervicale à la douzième dorsale. Il s’insère sur une ligne courbe qui suit le tiers externe du bord postérieur de la clavicule, le sommet de l’acromion et le bord supérieur de l’omoplate. Le grand dentelé s’insère sur la face externe des huit et neuvièmes premières côtes, sur les côtés de la cage thoracique. Il se termine sur la face antérieure du bord spinal de l’omoplate.

Variante : élévation latérale couché

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Contrairement aux élévations debout, qui sollicitent progressivement le muscle jusqu’à une intensité maximale en fin de mouvement, cet exercice travail le deltoïde d’une façon différente en concentrant l’effort au début de l’élévation. Ce mouvement sollicite le supra-épineux, muscle agissant principalement dans le démarrage de l’élévation. En variant la position de départ (haltère posé devant, sur la cuisse ou derrière), il est possible de solliciter tous les faisceaux du deltoïde.

Exécution

  • Allongé sur le côté, au sol ou sur un banc, un haltère en main pris en pronation.
  • Inspirer et lever le bras jusqu’à la verticale.
  • Marquez un temps d’arrêt en fin de course, contractez, puis ramenez les charges à la position de départ en contrô­lant bien la phase retour.
  • Expirer en fin de mouvement.

Élévations latérales à la poulie basse

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Cette variante développe principalement  le deltoïde dans sa portion moyenne. Pour travailler tous les faisceaux du deltoïde : il sera judicieux de varier les angles de travail. Vous pouvez aussi réaliser la variante avec la main derrière le dos plutôt que devant le corps. Vous éliminerez toutes exécutions triché.

Exécution

  • Debout, la poignée en main, le bras le long du corps.
  • Inspirer et élever le bras jusqu’à l’horizontale en décrivant un arc de cercle.
  • Redescendez ensuite le bras pour revenir à la position de départ.
  • Expirer en fin de mouvement.

Élévations latérales incliné sur un banc

En vous allongeant sur un plan incliné, vous solliciterez directement votre deltoïde et bénéficierez même d’un avantage mécanique, ce qui permettra une meilleure contraction sur une plus grande amplitude. Vous améliorerez aussi votre force et votre masse. Pour ces raisons, vous devez ajouter cet exercice à votre entraînement pour la partie supérieure du corps.

Exécution

  • Couché latéralement sur un plan incliné dans une position stable (vous pouvez utiliser un banc avec dossier inclinable).
  • Pour un meilleur équilibre, enroulez votre bras inférieur autour du plan incliné afin de vous maintenir fermement.
  • Prenez un haltère avec le bras supérieur et amenez ce bras le long du corps, l’haltère contre la cuisse.
  • Élevez-le en maintenant le bras tendu ou avec une légère flexion du coude.
  • Gardez le corps immobile et élevez le bras verticalement.
  • Redescendez lentement jusqu’à ce que l’haltère soit de nouveau contre la cuisse, relâchez 1 seconde et recommencez.
  • Inspirez en élevant le bras, soufflez en le descendant.
  • Après avoir fait le nombre requis de répétitions, changez de côté.

Conseils d’entraînement

  • Lorsque le mouvement est exécuté tel qu’il vient d’être décrit, le stress principal est appliqué sur le faisceau externe. Si vous voulez accentuer le stress sur la partie antérieure, faites une rotation interne du bras pendant l’élévation en le gardant légèrement sur l’avant tout en conservant la prise neutre. Pour placer un stress plus important sur le deltoïde postérieur, faites une rotation interne du bras pendant le mouvement et gardez le bras légèrement en arrière, en conservant toujours une prise neutre.
  • Pour une plus grande efficacité, il n’est pas nécessaire d’utiliser une charge lourde, sinon vous serez obligé de fléchir le coude pour maintenir la charge. En plus, vous serez incapable d’élever la charge au-delà de l’horizontale. Ces modifications techniques élimineront l’action de certains muscles synergiques impliqués dans l’action, par exemple les fibres claviculaires du grand pectoral, qui interviennent seulement lorsque le bras est au-dessus de l’horizontale. Également, l’action de la longue portion du biceps (qui assiste l’abduction) est affaiblie lorsque le coude est fléchi. L’angle de traction du deltoïde est aussi changé, ce qui modifie son action musculaire.
  • Le support incliné qui stabilise votre corps permet une meilleure isolation en n’aidant que l’action du bras. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur celle du bras et de l’épaule et obtenir, dans le but d’un meilleur développement, une meilleure contraction musculaire.
  • Quand vous faites l’exercice standard d’élévations latérales debout, vous avez tendance à vous balancer afin de prendre de l’élan et donner de l’accélération aux haltères. Ceci pour compenser la faiblesse du bras de levier au début du mouvement lorsque le bras pend le long du corps. Pour les élévations latérales inclinées, ceci n’est pas indispensable, car vous êtes dans une position plus favorable et vous pouvez vous servir efficacement de votre force dès le début du mouvement et pendant toute l’amplitude.
  • En utilisant le plan incliné ou un banc, il est important que votre bras libre (bras inférieur) s’enroule autour du banc ou trouve un bon point d’appui afin de vous donner une grande stabilité. Ne restez pas en appui instable sur le bord de l’épaule, vous risquez de rouler en avant ou en arrière et de vous blesser.

Principaux muscles sollicités

Pour l’articulation scapulo-humérale interviennent les muscles sus-épineux et deltoïdes. Au niveau de la ceinture scapulaire interviennent les faisceaux supérieurs et inférieurs du trapèze et le grand dentelé. Le deltoïde est divisé en 3 faisceaux, les faisceaux antérieur, latéral et postérieur, qui recouvrent le sommet de l’épaule de l’avant à l’arrière. Le muscle deltoïde est ainsi appelé en raison de sa forme triangulaire.

Le faisceau antérieur se fixe sur le tiers externe du bord antérieur de la clavicule et se termine par un tendon sur la lèvre antérieur du « V » deltoïdien. Le faisceau moyen ou acromial s’insère en haut sur l’acromion et se termine entre les 2 branches du « V » deltoïdien. Le faisceau postérieur s’insère sur le bord inférieur de l’épine de l’omoplate et se termine par un tendon sur la lèvre postérieure du « V » deltoïdien. Le muscle sus-épineux s’insère sur les deux tiers internes de la fosse sus-épineuse et se termine sur la facette antérosupérieure du trochiter ou grosse tubérosité de l’humérus.

Le muscle trapèze est un muscle large et aplati qui recouvre la partie médiane et supérieure du dos. Issues des apophyses C7 et D5, ses fibres moyennes suivent un trajet transversal jusqu’au bord interne et la face supérieure de l’acromion d’une part et le versant supérieur du bord postérieur de l’épine d’autre part.

Les fibres inférieures sont issues de D5 à D12 et des ligaments interépineux. Elles ont un trajet oblique en haut et en dehors, les fibres les plus basses étant presque verticales. Pour les élévations latérales inclinées, seules les fibres supérieures et inférieures sont sollicitées.

Le muscle grand dentelé est un muscle large et aplati qui s’étend du bord spinal de l’omoplate jusqu’aux 9 premières côtes en s’enroulant autour de la paroi latérale du thorax. Il est classique de décrire à ce muscle 3 portions.

Élévations latérales à la machine

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Vous ne pourrez surement pas prendre aussi lourd qu’avec des charges libres car la position assise ne vous permettra pas de profiter de l’élans ou de mouvement triché. La pratique des élévations latérales à la machine vous permet d’isoler un maximum les deltoïdes. Un autre avantage de ces machines est qu’il vous évitera de vous blesser au niveau du dos.

Exécution

  • Ajustez la hauteur du siège de la machine de telle sorte que l’axe de rotation de la machine soit dans l’alignement de l’axe de rotation de l’articulation de l’épaule.
  • Choisissez la charge que vous devez utiliser, placez vos bras sous les supports. Gardez le buste droit et les pieds sur le sol. Assurez-vous de vous placer correctement. Une fois prêt, inspirez et maintenez votre respiration en montant latéralement les bras. Montez les coudes jusqu’à environ 45°, ou plus, par rapport à l’horizontale. Une fois que vous avez atteint la position finale, commencez à expirer en retournant à la position de départ.
  • Vous pouvez également travailler de façon alternative, c’est-à-dire un bras après l’autre. De cette manière, vous pourrez obtenir une amplitude légèrement supérieure à celle que vos obtenez en travaillant les deux bras simultanément.

Conseils d’entraînement

  • Quand cet exercice est fait de façon unilatérale, la résistance est diminuée, sans qu’il y ait besoin de changer les charges. Cependant, vous devez vous pencher légèrement sur le côté, pour que l’axe de l’articulation de l’épaule reste bien en ligne avec l’axe de la machine si vos épaules sont étroites. Dans ce cas, la pratique unilatérale peut être la plus sûre pour l’épaule, car avec des épaules étroites, la résistance est plus éloignée de l’articulation et le stress est plus important.
  • Les machines à air peuvent être utilisées très efficacement, car elles permettent de changer la résistance au cours du mouvement, en fonction de la difficulté.
  • Exécuté en amplitude complète, c’est-à-dire jusqu’à ce que le bras s’élève au dessous de la tête, cet exercice est très important pour le développement des parties supérieures et inférieures du trapèze. Ce mouvement est très important pour développer la forme en diamant du milieu du dos. De plus, le deltoïde externe peut être travaillé au maximum quand cet exercice est fait en amplitude complète. Au cours de cette action, vous levez également l’omoplate, ce qui favorise le développement du grand dentelé.
  • Remarquez que lorsque vous faites des élévations latérales avec machine, la partie supérieure du bras reste dans le plan horizontal au cours de l’exécution du mouvement… ce qui est excellent pour travailler la partie externe du deltoïde et le sus-épineux. Avec des haltères, et quand vous travaillez lourd, vous devez fléchir les coudes pour garder les charges dans l’alignement des épaules. Dans ce cas, la partie supérieure du bras par vers l’arrière, ce qui modifie l’exercice. De plus, il devient difficile de dépasser l’horizontal, action qui reste déterminante pour raccourcir (contracter) au maximum les muscles concernés.

Élévations latérales en supination

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Pour développer le deltoïde antérieur et la partie supérieure du grand pectoral, la plupart des bodybuilders font des élévations avant avec barre ou haltères. L’élévation latérale en supination travaille également la partie supérieure des trapèzes. Cependant, si vous voulez obtenir le maximum d’efficacité, les « élévations latérales en supination » peuvent être un exercice très utile en permettant de bien isoler le deltoïde antérieur et la partie supérieure des trapèzes.

Exécution

  • Prenez une position stable avec un écartement des pieds égal à celui de la largeur des épaules, les pointes de pieds légèrement tournées vers l’extérieur.
  • Prenez ensuite deux haltères, les paumes tournées vers l’extérieur (en supination), vos bras sont écartés du corps (environ 45° au dessous de l’horizontale)) et vos coudes très légèrement fléchis.
  • En gardant les paumes dans la même position, élevez les bras latéralement jusqu’à ce qu’ils soient à la verticale au-dessus de votre tête.
  • Gardez le buste droit et immobile, redescendez ensuite les bras lentement en contrôlant le mouvement jusqu’à la position de départ.
  • Inspirez en élevant les bras et soufflez en redescendant.

Conseils d’entraînement

  • Lorsque cet exercice est exécuté de cette manière, le stress est placé sur le deltoïde antérieur et la partie supérieure du trapèze. Pour varier le mouvement, vous pouvez commencer en pronation et passer en supination en élevant les bras dès que vous atteignez 45°. Cette variante permet une meilleure amplitude et sollicite plus le deltoïde.
  • N’utilisez pas de charge trop lourde, vous ne pourrez pas élever complètement les bras. De plus, des charges trop importantes vous obligent à fléchir plus les coudes et ainsi solliciter plus les biceps. Ceci enlèvera du travail aux deltoïdes et trapèzes supérieurs.
  • En élevant les bras à la verticale au dessus de votre tête, le faisceau supérieur du grand pectoral sera fortement sollicité. Il interviendra seulement lorsque le bras s’élèvera au-dessus de l’horizontale. La longue portion du biceps et éventuellement la courte portion travailleront aussi. Si vous désirez que ces muscles participent au mouvement, maintenez les bras tendus.
  • Cet exercice favorise également l’extension thoracique. Quand les bras se trouvent à la verticale, la cage thoracique est largement ouverte et, en inspirant pendant l’élévation, ce mécanisme est encore accentué. De plus, les muscles intercostaux externes, qui viennent en seconde position après le diaphragme en tant que muscles inspirateurs, sont sollicités pour mouvoir les côtes.
  • L’inspiration et le court blocage respiratoire sont importants pour stabiliser la cage thoracique. En procédant de la sorte, ces muscles travaillent plus efficacement. De plus, la colonne vertébrale, en étant mieux protégée, travaille avec plus de sécurité.
  • En effectuant les élévations latérales en supination, on peut avoir tendance à relever la tête pour regarder les haltères lorsqu’elles sont à la verticale. Évitez ceci, car vous serrez obligé de cambrer au niveau lombaire, ce qui est toujours dangereux pour les disques intervertébraux et peut provoquer des blessures.

Principaux muscles sollicités

Au niveau de l’articulation scapulo-humérale, les deltoïdes externe et antérieur et le sus-épineux sont principalement sollicités. Le deltoïde postérieur l’est également, mais surtout en tant que stabilisateur pour aider à maintenir les bras latéralement en les empêchant d’aller sur l’avant et en évitant les rotations.
Le deltoïde est un muscle de forme triangulaire qui se moule sur l’articulation de l’épaule. Il s’insère sur le tiers externe du bord antérieur de la clavicule, sur l’acromion et le bord inférieur de l’épine de l’omoplate. Les trois faisceaux convergent et se terminent par un tendon sur le V deltoïdien se situant sur la face externe de la partie supérieure de l’humérus. Le muscle sus-épineux est situé sous le deltoïde, il prend son origine sur les 2/3 interne de la fosse sus épineuse de l’omoplate et se termine sur la facette antéro-supérieure du trochiter de l’humérus.

Pour l’articulation de l’épaule, les principaux muscles sollicités sont le trapèze et le grand dentelé. Le trapèze, par ses fibres moyennes, prend sont origine sur les apophyses épineuses de C7 à D5 et se termine à la face supérieure de l’acromion et sur le bord supérieur de l’épine de l’omoplate. Par ses fibres inférieures, il est issu de D5 à D12 et des ligaments interépineux, puis se termine sur l’épine de l’omoplate. Le grand dentelé comporte 3 faisceaux : un faisceau supérieur né de l’angle supérieur de l’omoplate se terminant sur les 2 premières côtes, un faisceau moyen né de toute la hauteur du bord spinal de l’omoplate et se finissant sur les 2,3 et 4e côtes. Enfin, un dernier faisceau interne né de l’angle inférieur de l’omoplate et se termine sur les 5,6,7,8,9e côtes.

Élévations latérales poulie à genoux

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Les pratiquants de la musculation font principalement des élévations latérales en pronation et des élévations latérales buste penché (oiseau) pour développer la partie supérieure et interne du dos ainsi que le deltoïde postérieur. Ce sont des exercices très efficaces parce qu’ils sollicitent particulièrement ces muscles dans la partie terminale des mouvements, mais ils ont un effet bien moins intéressant quand les muscles sont dans une très forte position d’étirement. Pour remédier à cela, vous pouvez effectuer les élévations latérales d’un bras à genoux.

Exécution

  • Placez-vous à quatre pattes à côté de la poulie basse. Le côté qui doit être travaillé sera celui le plus éloigné de la poulie. Si vous travaillez avec le dos bien droit, votre épaule gauche sera près de la poulie.
  • Prenez la poignée en gardant le coude légèrement fléchi. Dans cette position, gardez le coude verrouillé et tirez avec le bras en utilisant l’épaule et le dos.
  • Il est important de maintenir l’autre bras perpendiculaire au corps pendant toute l’exécution de l’exercice.
  • Tirez jusqu’à ce que le coude soit relevé au maximum sur le côté du corps. Relâchez légèrement les muscles du dos et revenez à la position de départ en gardant bien le contrôle.
  • Avant le début du tirage, inspirez profondément puis retenez votre souffle jusqu’à ce que le bras soit en extension maximale.
  • Soufflez en revenant.

Conseils d’entraînement

  • Dans la position initiale, l’épaule et la partie supérieure du dos, du côté qui travaille doivent descendre le plus bas possible afin que le bras passe largement sous le corps. Ceci est nécessaire pour placer le rhomboïde et le trapèze en étirement, ce qui permettra une plus grande force de contraction au tirage. En même temps, vous pourrez travailler en pleine amplitude. En coordonnant le mouvement de l’omoplate avec celui du bras, vous serez capable de manipuler de plus lourdes charges et vous obtiendrez une meilleure mobilisation du bras au niveau de la scapulo-humérale.
  • Quand vous êtes en position pour faire l’exercice, assurez-vous de garder votre colonne vertébrale bien horizontale et dans sa position anatomique normale, c’est-à-dire avec une légère cambrure au niveau lombaire. Pour réaliser ceci, vous devrez contracter à la fois vos abdominaux et vos lombaires. Si vous relevez le buste, la position du coude change et vous sollicitez d’autres muscles. Dans cette position relevée, le trapèze moyen, le rhomboïde et le deltoïde postérieur peuvent même ne pas être sollicités. Une respiration correcte est également importante pour maintenir cette position. Quand vous inspirez et retenez votre souffle, ceci facilite la stabilisation de la cage thoracique. Ainsi, quand vous tirez avec le bras, l’omoplate peut se mouvoir efficacement. Si vous soufflez en tirant, votre buste aura tendance à se relâcher, ce qui risque d’occasionner des blessures. En outre, pour maintenir la position correcte, ne donnez pas d’à-coups en tirant. Cette action doit être constante et contrôlée.
  • Si vous utilisez des charges lourdes, vous remarquerez une tendance à accroître la flexion du coude. Ceci réduit le bras de levier, ce qui rend l’exercice plus facile. Toutefois quand le coude est fléchi à 90° ou moins, il est plus difficile de travailler en amplitude complète. Pour cette raison vous n’avez pas intérêt à utiliser des charges excessives. Non seulement vous iriez à l’encontre du but de l’exercice, mais vous risqueriez également de vous blesser.
  • Notez la relation entre l’articulation de l’épaule et les muscles de l’articulation scapulo-humérale. Les muscles trapèze et rhomboïde n’ont pas d’action directe sur le bras, mais participent à la traction de la charge. Leur action principale est de mouvoir l’omoplate vers l’intérieur (donc vers la colonne) pour changer la position de l’articulation scapulo-humérale (omoplate-humérus). Ils permettent ainsi de travailler en amplitude complète. Les muscles moteurs de la scapulo-humérale (deltoïde, sous-épineux et petit rond) sont également fixés à l’omoplate mais font une extension dans le sens opposé. Pour cette raison et pour leur permettre de tirer le bras en amplitude complète, l’omoplate doit d’abord aller vers l’intérieur. Gardez présent à l’esprit que l’épaule est abaissée dans la position de départ et doit être relevée avant que le bras ne fournisse son effort. Ainsi sans le travail simultané des deux articulations (ensemble de l’épaule et scapulo-huméral), il ne serait pas possible d’exécuter cet exercice tel qu’il a été décrit.

Principaux muscles sollicités

Au niveau de l’articulation scapulo-huméarle ce sont les fibres postérieures du deltoïde externe et le deltoïde postérieur, ainsi que les muscles petit rond et sous-épineux. Le deltoïde recouvre le moignon de l’épaule. Il s’insère sur le tiers du bord antérieur de la clavicule, sur l’acromion et sur toute l’étendue du bord inférieur de l’épine de l’omoplate. Les trois faisceaux (antérieur, moyen et postérieur) se terminent sur un tendon qui s’insère sur une empreinte en forme de V sur le tiers supérieur de la face externe de l’humérus.

Le sous-épineux et le petit rond sont situés en arrière de l’omoplate et ont des actions identiques. Le sous-épineux aplati et triangulaire s’étend de la fosse sous-épineuse au trochiter. Le petit rond est situé au-dessous, il prend naissance sur la face postérieure de l’omoplate, le long du bord externe et se termine sur la facette inférieure du trochiter. Ces muscles sont assistés par le grand dorsal, le grand rond et le sus-épineux.

Au niveau de l’articulation de l’épaule, le rhomboïde et la portion moyenne du trapèze sont fortement sollicités. Le rhomboïde (dont le nom rappelle la forme) est situé sous le trapèze et s’insère sur les apophyses épineuses des vertèbres de la 7e cervicale à la 5e dorsale. Il se termine sur le bord interne de l’omoplate. Le trapèze est un muscle large et plat superficiel, qui occupe la partie interne et supérieure du dos, s’insère à la base du crâne sur le tiers interne de la ligne courbe occipitale supérieure et sur toutes leurs hauteurs du ligament cervical postérieur, sur les apophyses épineuses de la dorsale 5 à la dorsale 12 pour le faisceau inférieur. Il se termine sur le tiers externe du bord externe de la clavicule, l’acromion, et sur le bord supérieur de l’épine de l’omoplate.

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