Conseils pour muscler les mollets

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Chez certains athlètes, le développement des muscles du mollet, et particulièrement celui du triceps sural, peut être une véritable source de problèmes. Bien sûr ce n’est pas uniquement avec de super mollets que l’on peut devenir Champion du Monde, mais il faut bien reconnaître que leur absence fait éventuellement défaut ! Il est d’ailleurs assez curieux de constater que c’est surtout lorsqu’ils manquent qu’on leur prête le plus d’attention. Si on tient compte de la somme considérable d’efforts et des souvent piètres résultats obtenus par certains athlètes, on doit bien se rendre à l’évidence et admettre que ces muscles, quand ils s’avèrent être un point faible par rapport à l’ensemble du corps, représentent une réelle difficulté quant à leur développement.

Problématique de l’entraînement des mollets

En fait, on doit faire face à un double problème. Premièrement, celui de la simplicité de leur fonction principale (élévation sur la pointe des pieds), qui ne permettra forcément qu’un nombre limité d’exercices, et deuxièmement celui de la complexité de trouver une stratégie d’entraînement adaptée à chaque athlète et à chaque problème. Deux facteurs sont à prendre en compte : la morphologie du muscle, c’est-à-dire son aspect extérieur, sa forme, sa longueur, la longueur du tendon, etc. et sa constitution, sa distribution en fibres lentes et rapides. Il s’agit là d’éléments déterminés génétiquement, mais il est tout à fait possible d’intervenir efficacement et d’obtenir d’excellents résultats en adaptant une stratégie spécifique d’entraînement.

Étude myotypologique du mollet

Si on se réfère aux travaux menés par les chercheurs Edström et Nyström (1969), et confirmés par Jennekens, Tomlinson et Walton d’une façon générale, le soléaire serait un muscle à activité essentiellement tonique (posture) alors que les jumeaux seraient destinés tant à l’activité tonique qu’à l’activité physique. Cette répartition différentielle d’activité expliquerait en partie la proportion respective des deux types de fibres musculaires (F.T et S.T) chez l’homme. Statistiquement et toujours chez l’homme, le soléaire serait constitué de 75 % de fibres S.T (lentes) et de 25 % de fibres F.T (rapides), alors que pour les jumeaux la répartition serait de 50 % de fibres lentes à 50 % de fibres rapides.

La copie à la lettre des entraînements

Ceci pourrait en effet expliquer bien des erreurs d’entraînement, et bien des échecs. Supposons par exemple que vous soyez un fan de tel ou tel super champion possédant de fantastiques mollets… en lisant un magazine vous tomberez inéluctablement sur son fameux entraînement des mollets. Alors attention ! À moins d’avoir des mollets possédant les mêmes caractéristiques que les siens, il n’est pas vraiment sûr que son entraînement soit adapté à votre cas. Alors quelle est la solution ? Il est important de bien situer le problème. En vous fiant aux indications précédentes concernant la distribution des fibres chez la majorité des individus, ainsi qu’à la propre morphologie de vos mollets, vous devez rechercher votre solution. La proportion du type des fibres musculaires squelettiques peut être déterminée par biopsie, mais aussi de façon relativement précise avec l’expérience et les sensations musculaires éprouvées au cours de différents types d’efforts, fatigabilité, courbatures, contractions, etc.

Apprenez à connaître votre corps

Avec un sens kinesthésique affûté, il vous sera facile de mettre en place une stratégie d’entraînement adaptée à votre cas personnel. En variant les techniques d’entraînement : séries longues, courtes, mouvements rapides, lents, isocinétiques, isométriques, supesets, rest-pause, peaking, séries dégressives… et en variant l’amplitude des mouvements et l’orientation des pieds, vous serez à même, avec le temps d’obtenir les super mollets donc vous rêvez. Vous serez également capable de trouver le bon dosage, c’est-à-dire la durée et la fréquence de vos entraînements. Demandez-vous si votre entraînement n’est pas un peu simpliste par rapport à vos ambitions ? Et souvenez-vous que la solution n’est pas d’en faire trop ou plus du tout par dépit… ce qui compte c’est de travailler juste !

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