Les bienfaits des antioxydants

antioxydant

Dans leur sport, beaucoup d’athlètes sont tenaces et déterminés. Prenez les bodybuilders par exemple. Pour obtenir les muscles qu’ils désirent, ils s’astreignent à un entraînement intensif auquel sont associés un régime adéquat et tous les compléments nécessaires à l’augmentation de la masse musculaire, acides aminés, protéines, créatine, vitamines pour n’en nommer que certains. Mais qu’en est-il des autres, ceux qui jouent un rôle déterminant au niveau du métabolisme et de la réparation des tissus ? Même s’ils ne sont pour vous que des trompe-l’œil par rapport à ceux précédemment cités, il n’est pas possible de rester en bonne santé et de recueillir le maximum de l’entraînement sans ces nutriments.

Le phénomène d’oxydation

Les membranes cellulaires représentent un rempart de protection pour la cellule en lui permettant d’interdire l’accès à tout ce qui est nocif. Le processus d’oxydation peut attaquer n’importe quelles membranes affaiblies occasionnant des dommages ou la mort des cellules. Bien que la durée de vie de certaines, comme les hématies (ou globule rouge) du sang qui transportent l’oxygène vers les muscles et autres tissus, soit de 120 jours, elles semblent être les plus vulnérables. Une oxydation excessive rendra vos efforts à l’entraînement plus pénibles et votre récupération beaucoup plus difficile.

Techniquement, au cours de l’oxydation, il y a une perte d’électrons au niveau de la molécule ou de l’atome, ce qui produit de l’énergie sous forme de transfert d’électrons. Cette énergie peut être destructrice si elle n’est pas canalisée correctement. Toutes les oxydations ne sont pas mauvaises. En fait, la plupart sont bénéfiques, par exemple l’oxydation des graisses ou des hydrates de carbone pour produire de l’énergie. L’oxygène indispensable à la vie est impliqué dans le processus d’oxydation. Aussi longtemps qu’il demeure sous la forme de di-oxygène (O2), son comportement dans l’organisme est facilement contrôlé. Mais lorsque l’ozone est formé (O3), notre corps devient vulnérable. L’ozone n’est pas produit au cours d’un processus biologique, mais formé dans l’atmosphère. Une molécule d’oxygène peut gagner un électron et, une fois chargée négativement, elle sera très réactive, voire destructrice, dans de nombreux cas avec tout ce qu’elle rencontrera. Cette forme négative d’oxygène est reconvertie en oxygène normal par l’enzyme superoxyde dismutase. Cet enzyme contient du cuivre, du fer et du manganèse. Si, pour une raison quelconque, ce système de contrôle enzymatique de l’oxygène a une défaillance, l’oxygène devient toxique et commence à détruire les tissus de l’organisme.

Les radicaux libres

La théorie des radicaux libres a attiré l’attention et pourrait expliquer un peu mieux le problème de l’oxydation. Le terme « radical libre » est utilisé pour nommer une molécule ne contenant qu’un électron désaccouplé. Les électrons travaillent par paires. Si un électron perd son partenaire, il fera n’importe quoi pour en retrouver un. Ceci explique pourquoi les radicaux libres sont si réactifs. Dans notre corps, la plupart d’entre eux contiennent de l’oxygène. La décomposition des peroxydes (H2O2) et les radiations peuvent également créer des radicaux libres. Ces derniers peuvent avoir un grand pouvoir destructeur et ont souvent été associés en partie à la formation de différents cancers. Ils accélèrent aussi le processus de vieillissement. Dès qu’ils sont formés et parce qu’ils sont très réactifs, ils peuvent s’associer avec d’autres radicaux libres, réagir avec d’autres composants ou se combiner avec ces nettoyeurs de radicaux, communément appelés antioxydants. Plusieurs types d’antioxydants existent dans le corps, certains sont solubles dans l’eau, d’autres dans les graisses, d’autres encore sont liés à de grosses molécules nommées biopolymères. Ces substances offrent aux radicaux libres un moyen de réagir et les détournent ainsi de leur action nocive sur les tissus. Comme nettoyeurs hydrosolubles, nous pouvons citer le glutathion et la vitamine C (acide ascorbique) et comme antioxydants liposolubles, l’alphatocophérol (vitamine E) et les carotènes (vitamine A et dérivés). Le sélénium est également un autre antioxydant important. Ce métal apporte son soutien à une enzyme capable de détruire les radicaux libres. Jusqu’à maintenant, les termes d’antioxydants et d’antiradicaux libres ont été utilisés de façon interchangeable. Dans la plupart des cas, ceci est correct. Les antioxydants ont été décrits par Slater en 1972 comme étant des molécules qui nettoient et préviennent des radicaux libres. Certains antioxydants peuvent inhiber la formation d’un radical libre en rendant inactif un élément métallique favorisant sa création (comme le cuivre, le fer, etc.) Cette inactivation peut prendre la forme d’une chélation ou d’une liaison avec les restes du métal.

L’arsenal des antioxydants

L’objectif de chaque programme de suppléments nutritionnels est d’apporter au corps ce qu’il faut quand il en a besoin. Une combinaison adéquate d’antioxydants est aussi importante que n’importe quelle technique, la plus sophistiquée qui soit, pour vous aider à prendre de la masse musculaire. N’oubliez pas d’inclure dans votre programme les deux types d’antioxydants hydrosolubles et liposolubles, car les processus destructifs de l’oxydation et des radicaux libres peuvent aussi bien survenir au niveau du compartiment liquidien que des tissus adipeux.

La vitamine C

Hydrosoluble, ce qui signifie que l’organisme a peu ou pas de possibilités de stockage. Les recherches ont montré que le corps en consomme plus lorsqu’il subit un stress émotionnel, l’agression de la pollution, de la fumée de cigarette, de la fièvre ou de l’infection.

La vitamine A

Liposoluble. L’organisme a la possibilité de la stocker. Elle est importante pour préserver et maintenir l’intégrité du tissu pulmonaire, lequel est riche en oxygène. La vitamine A manque souvent chez les fumeurs.

La vitamine E

Liposoluble. Bien que les cas chimiques de carences en vitamine E soient rares, ce nutriment est connu pour le rôle important qu’il joue au niveau de la protection de la membrane cellulaire contre l’oxydation. Au passage, il est bon de signaler qu’il n’est pas prouvé, contrairement à ce qui a été clamé par certains, un peu trop enthousiaste, que cette vitamine pouvait guérir la stérilité.

Le sélénium

Il travaille de concert avec la vitamine E. Il soutient l’action d’enzymes qui permettent l’élimination des radiaux libres. Différentes études ont pu mettre en évidence le fait que ce métal pourrait jour un rôle contre le cancer.

Le glutathion

C’est un tripeptide (à partir de trois acides aminés : L.cystéine, L.acide glutamique et L.glycine) qui permet de lutter et nettoyer l’organisme des radicaux libres issus des peroxydes. Les chercheurs ont pu démontrer son rôle dans la désintoxication du foie chez les alcooliques et dans la lutte contre le cancer.

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