Anatomie générale

Anatomie squelette face

1. crâne
2. orbite
3. mandibule
4. vertèbre cervicale
5. acromion
6. sternum
7. appendice xiphoïde
8. côte
9. disque intervertébral
10. vertèbre lombaire
11. ulna (cubitus)
12. os iliaque
13. sacrum
14. carpe
15. métacarpien
16. phalange
17. fémur
18. rotule
19. tibia
20. péroné
21. astragale
22. métatarsien
23. phalange
24. clavicule
25. apophyse coracoïde
26. humérus
27. vertèbre dorsale
28. radius
29. aile iliaque
30. grand trochanter
31. petit trochanter

Anatomie squelette dos


1. atlas
2. vertèbre cervicale
3. omoplate
4. vertèbre dorsale
5. côte
6. côte flottante
7. vertèbre lombaire
8. sacrum
9. coccyx
10. fémur
11. condyle externe
12. tibia
13. malléole interne
14. astragale

15. tête de l »humérus
16. humérus
17. olécrane
18. aile iliaque
19. tête du fémur
20. ischion
21. condyle interne
22. péroné
23. malléole externe
24. calcanéum

Anatomie muscles de face
1. sterno hyoïdien
2. sterno cleido mastoidien
3. deltoide faisceau antérieur
4. deltoide faisceau extérieur
5. biceps
6. dentelé antérieur
7. brachio-radial
8. rond pronateur
9. extenseur ulnaire du carpe
10. tenseur du fascia lata
11. sartorius (muscle couturier
12. vaste externe du quadriceps
13. vaste interne du quadriceps
14. long fibulaire
15. jambier antérieur

16. trapèze
17. grand pectoral
18. petit pectoral (sous le grand pectoral)
19. brachial
20. oblique externe
21. grand droit de l »abdomen (abdominaux)
22. pectiné
23. droit fémoral du quadriceps
24. gastrocnémien
25. soléaire

Anatomie muscles du dos

1. trapèze
2. infra épineux
3. petit rond
4. grand rond
5. grand dorsal
6. érecteur du rachis
7. grand oblique
8. petit fessier
9. grand fessier
10. vaste externe
11. biceps fémoral
12. semi-tendineux
13. muscle poplité
14. jumeaux
15. soléaire

16. sterno cleido mastoidien
17. deltoide faisceau postérieur
18. deltoide faisceau extérieur
19. chef latéral du triceps
20. chef médial du triceps
21. long chef du triceps
22. cubital postérieur
23. fléchisseur ulnaire du carpe
24. long supinateur
25. grand adducteur
26. semi-tendineux

Anatomie détaillée

anatomie-muscle-pectoraux

Les pectoraux sont constitués par un muscle volumineux : le grand pectoral localisé de chaque côté du sternum. Ce muscle en forme d’éventail a pour origine le sternum, la clavicule et les sixième et septième côtes et se termine sur l’humérus (partie supérieur du bras).

anatomie-pectoraux

Les fibres supérieures sont pratiquement parallèles au deltoïde antérieur et sont connues comme formant la portion claviculaire ou supérieure du grand pectoral. Les fibres musculaires fixées au sternum sont horizontales et constituent la portion sternale du grand pectoral. Les fibres les plus basses (celle fixées sur les sixième et septième côtes) sont dans l’alignement du grand oblique de l’abdomen.

Toutes les fibres du grand pectoral convergent vers un tendon de 8 centimètres de large qui fait une rotation de 180° avant de s’insérer sur le tiers supérieur du bras. À cause de cette rotation de 180°, les fibres les plus basses du grand pectoral s’insèrent plus haut que les fibres supérieures. Cette disposition unique permet différentes actions musculaires : l’extension, au cours de laquelle vous tirez votre bras vers le bas et devant vous à partir d’une position au dessus de la tête; la rotation interne, au cours de laquelle votre bras effectue une rotation vers l’intérieur; l’adduction, au cours de laquelle vous tirez votre bras vers le bas et sur le côté à partir d’une position haute; l’adduction horizontale, au cours de laquelle vous tirez votre bras vers l’axe central du corps; et à un moindre degré, la flexion, au cours de laquelle vous élevez directement le bras devant vous.

Le petit pectoral s’étend en dessous du grand pectoral et contribue peu à la masse musculaire des pectoraux. Il intervient dans la rotation vers le bas l’abaissement et la stabilisation de l’omoplate et n’as pas d’effet sur les mouvements du bras (bien que le grand pectoral et le petit pectoral travaillent en synchronisation). Essentiellement, le petit pectoral tire l’omoplate vers l’extérieur (comme quand vous élevez votre bras devant vous) et lui permet une rotation vers le bas chaque fois que vous descendez le bras à partir d’une position au dessus de la tête.

anatomie-muscle-epaule

Les épaules, ou les deltoïdes dans le langage anatomique, peuvent ressembler à d’énormes ballons sous votre chemise quand ils sont très développés. Ils sont généralement divisés en trois faisceaux : le faisceau antérieur, le faisceau externe (ou moyen) et le faisceau postérieur.

Les fibres s’étendent de la clavicule, de l’acromion et l’omoplate jusqu’à la partie supérieure de l’humérus (bras).

La principale fonction de l’épaule est l’abduction du bras, comme c’est le cas lors des élévations latérales ou avant du bras.

Fondamentalement, chaque fois que vous éloignez le bras de votre corps, les épaules font l’essentiel du travail. Le deltoïde postérieur est vraiment actif pendant l’extension de l’épaule, quand vous amenez le plus possible votre bras en arrière.

anatomie-muscle-dos

Le dos est composé d’un grand nombre de groupes musculaires. Parmi les principaux groupes de muscles, on retrouve les grand dorsaux (qui sont les plus volumineux), les muscles trapèze situé en haut du dos (composé de trois faisceaux : supérieur, moyen et inférieur) et les muscles lombaires en bas du dos.

Le grand dorsal

Le muscle grand dorsal porte bien son nom car c’est le muscle du corps qui couvre la plus grande superficie. De plus, c’est un muscle qui jour un rôle essentiel sur le plan esthétique : il est visible sous la peau et c’est lui qui donne le dos en V. Le tonus de ce muscle contribue aussi à une attitude dégagée : il tire et abaisse l’épaule en bas et en arrière, depuis le bas des reins, ce qui redresse la poitrine. Le grand dorsal relie le haut de l’avant du bras, au même niveau que l’insertion du grand pectoral, à la colonne vertébrale (à partir de la septième dorsale) et au bassin, par l’intermédiaire d’une sorte de large tendon plat appelé aponévrose lombo-sacrée. Les fibres charnues du muscle s’arrêtent avant le creux des reins. Le grand dorsal est inspirateur accessoire (surtout avec les bras élevés), grâce à ses insertions à la face externe des quatre dernières côtes, par des digitations inférieures du grand oblique de l’abdomen. En abaissant l’épaule et en la tirant en arrière, le grand dorsal rapproche les omoplates et provoque une extension du rachis dorsolombaire. Si le bras est élevé, il retombe tout seul sauf si on tire une charge ou s’il y a une résistance : alors le grand dorsal abaisse le bras. Quand le bras est totalement abaissé, le grand dorsal peut encore l’élever en arrière (extension du bras).

Le muscle trapèze

Le muscle trapèze a une insertion d’origine qui s’étend de la nuque à la 12e dorsale, et il se termine sur l’omoplate qu’il peut hausser, faire basculer, rapprocher du rachis et abaisser.

Le grand rond

Le muscle grand rond a pour origine la partie inférieure du bord externe de l’omoplate. Il se dirige en haut, en dehors, et se termine en haut de la partie interne de l’humérus, au même niveau que le grand dorsal.

Le rhomboïde

Ce muscle a pour origine le bord interne de l’omoplate, et se dirige en haut, en dedans, vers les apophyses épineuses des vertèbres, de la 7e cervicale à la 4e dorsale. L’angulaire relie l’angle supéro-interne de l’omoplate aux apophyses transverses des 4 premières cervicales. Le rhomboïde fixe l’angle inférieur de l’omoplate sur les côtes. S’il manque de force, on a les omoplates décollés. Pour l’abaissement latéral du bras, le rhomboïde et le grand rond doivent agir ensemble. Si le grand rond se contracte seul, c’est l’omoplate qui va tourner, son angle inférieur s’éloignant du rachis.

Le petit rond et le sous épineux

Ces muscles naissent à l’arrière de l’omoplate et se terminent très haut sur l’humérus, ce qui leur laisse peu de levier pour abaisser le bras. En revanche, ils sont indispensables pour maintenir l’axe de rotation de l’humérus avec l’omoplate, l’articulation de l’épaule n’étant pas emboîtée. Ils sont aidés dans cette tâche par la longue portion du triceps, qui s’oppose à la luxation de l’épaule vers le bas, que tend à provoquer l’action du grand dorsal et du grand rond.

Les lombaires

Ces muscles du bas du dos sont mono-articulaires (ils se rattache à la hanche) mais ont deux fonctions motrices. Ils sont fléchisseurs de la hanche mais interviennent également au niveau de la colonne lombaire parce que cette dernière agit également comme une articulation. Les muscles lombaires sont à la fois extenseurs et fléchisseurs de la colonne (lorsque vous vous penchez en avant, en arrière ou sur les côtés) et ils interviennent aussi dans la rotation.

Les extenseurs de la colonne vertébrale

Ce groupe musculaire massif forme un bombement proéminent de chaque côté de la colonne. Les trois colonnes verticales des extenseurs de la colonne vertébrale s’insèrent sur le sommet de la hanche, l’arrière du sacrum et le long des dernières vertèbres lombaires. Le colonne la plus externe (ilio-costal) s’insère sur les côtés. La colonne moyenne (long dorsal) s’insère sur les vertèbres dorsales et cervicales et sur le crâne. la colonne la plus étroite et la plus interne (demi-épineux et épi-épineux) s’insère sur les apophyses épineuses des premières vertèbres thoraciques et sur le crâne. Quand les deux côtés se contractent, les extenseurs de la colonne vertébrale cambrent la colonne et la tête (comme dans les extensions lombaires). Toutefois, quand les extenseurs se contractent unilatéralement à gauche ou à droite, la colonne est fléchie du même côté (comme dans le crunch latéral sur le banc à lombaires).

anatomie-muscle-bicepsLe biceps brachial, le brachial antérieur et le long supinateur sont les trois muscles fléchisseurs du coude les plus gros et plus importants. Le biceps est un muscle polyarticulaire qui croise à la fois les articulations du coude et de l’épaule. Il a deux faisceaux distincts, dont les principales fonctions sont la flexion du coude.

La longue portion

Elle s’insère sur l’omoplate, juste au dessus de l’articulation de l’épaule (cavité glénoïde). Son tendon d’origine est tendu latéralement puis se dirige vers le bas par la capsule articulaire. Il parcourt ensuite la coulisse bicipitale de l’humérus ou os de la partie supérieur du bras. La longue portion est la seule structure capable de stabiliser et de prévenir le déplacement vers l’avant de l’humérus, c’est pourquoi elle est si souvent blessée au cours des entraînements des pectoraux et du dos, en particulier lors du développé couché et des tirages verticaux, quand la ceinture scapulaire n’est pas stabilisée. En plus de ses fonctions de muscle principal, la longue portion assiste l’abduction de l’épaule dans des mouvements tels que les élévations latérales et, selon la position du bras, la rotation externe, seule fonction qu’on pourrait définir comme la plus critique pour la santé et la force de la ceinture scapulaire.

La courte portion

Elle s’insère sur l’apophyse coracoïde (à l’intérieur de la longue portion), saillie osseuse à l’avant de l’omoplate. La courte portion assiste la flexion de l’épaule comme c’est le cas pour les élévations avant. Les deux faisceaux du biceps se réunissent pour former un tendon commun qui croise l’articulation du coude et se fixe sur le radius, os de l’avant bras.

La brachial antérieur

Ce muscle se situe sous la partie inférieure du biceps. Il a pour origine la partie inféro-antérieure de l’humérus et se termine sur la partie supérieure du cubitus (ulna) de l’avant-bras. Comme sa seule fonction est la flexion du coude, il est sollicité lors de tous les exercices pour les biceps. Son insertion sur le cubitus rend le brachial antérieur efficace quelle que soit la position de la main, supination, pronation ou neutre. À cause de cela et parce qu’il doit équilibrer les forces exercées sur le radius de l’avant-bras par le biceps brachial, le brachial antérieur est souvent considéré comme le muscle le plus sollicité des fléchisseurs du coude. Le développement du brachial antérieur améliore significativement le « pic » du biceps en le poussant vers le haut.

La coraco-brachial

Petit muscle fusiforme à la partie supéro-interne du bras, va de l’apophyse coracoïde au milieu du bord interne de l’humérus. Il tend à rapprocher l’humérus de l’omoplate. Il élève le bras et le porte en avant et en dedans. Son action stabilisatrice est plus grande que sa composante dynamique de flexion et adduction de la scapulo-humérale.

Le long supinateur

Le long supinateur traverse toute la longueur de l’avant-bras, juste au-dessus du coude, à la pointe du radius, juste au-dessus du poignet. Il agit comme un long levier capable d’initier des mouvements de flexion tels que ni le biceps ni le brachial antérieur ne peuvent les produire. Outre qu’il fléchit le coude, le long supinateur stabilise le radius au niveau de cette articulation et agit en tant que supinateur quand la main est en pronation et en tant que pronateur quand la main est en supination. Le long supinateur se contracte plus fortement et fonctionne plus efficacement quand le poignet est en position neutre. Il se trouve que la prise neutre est également plus efficace pour la participation du biceps brachial parce que, dans cette position, le biceps peut tirer en ligne droite. Toutefois, les mouvements de supination, permettent le plus grand développement car ils sollicitent le biceps à la fois dans ses actions de flexion et de supination.

Le rond pronateur

Ce petit muscle est tendu en diagonale en avant du coude et est en partie recouvert par le long supinateur. Il assiste la carré pronateur (situé près du poignet) dans l’action de supination de l’avant-bras et n’est fléchisseur que contre une résistance. Il agit avec le biceps quand son action pronatrice neutralise une partie de l’action de supination de ce dernier. De cette façon le mouvement peut-être fait sans que la main se tourne trop en supination.

Le grand palmaire

Fléchisseur du poignet est situé à la partie antérieure de l’avant-bras en-dessous de la peau.

Le cubital postérieur

Ce muscle est situé à l’intérieur (sur le côté du petit doigt) il fléchit l’avant-bras en direction du cubitus.

Muscle fléchisseur commun superficiel des doigts

Ce fléchisseur des doigts est localisé juste en-dessous du grand palmaire à l’avant et sur le côté de l’avant-bras. De longs tendons s’insèrent sur les 4 doigts. Ce muscle assistant joue un rôle important pour le développement du biceps car sa force déterminera quelle charge vous pourrez effectivement utiliser. Plus il est sollicité plus vous pourrez prendre lourd. Ceci s’applique également au brachial antérieur et au long supinateur. S’ils sont impliqués au maximum dans l’action avec le biceps, vous obtiendrez un développement maximal.

anatomie-muscle-triceps

La plus grande partie du développement symétrique de votre bras est faite par la musculature du triceps. Le triceps a pour origines trois points différents : la longue portion sur l’omoplate, le faisceau externe sur la partie supéro-postérieure du bras et le faisceau interne un peu plus bas à l’arrière du bras.

Les fibres se dirigent pratiquement directement vers le bas et se rejoignent en se fixant sur un point commun situé à l’arrière de l’avant-bras (ulna/cubitus).

La principale action du triceps est l’extension du coude et cela implique trois faisceaux. Toutefois, parce que la longue portion a pour origine l’omoplate, elle permet également d’amener le bras vers le corps. En plus, si vous élevez le bras au dessus de la tête et faites des exercices d’extension du coude, comme les extensions avec haltères, vous pouvez espérer une plus grande sollicitation de la longue portion qu’en gardant les bras près du corps, comme c’est le cas dans les extensions avec la poulie.

C’est en élévation scapulo-humérale et flexion du coude que l’étirement du long triceps est maximal. C’est à partir de cette position que sa course sera la plus longue. Bien que la dissociation de l’action des 3 portions soit difficile l’on remarque que

L’extension du bras, coude haut derrière la tête, sollicite davantage la longue portion, celle-ci étant préalablement étirée par la position verticale du bras.

Lorsque les bras sont le long du corps et légèrement en arrière, l’extension de l’avant-bras sur le bras, sollicite davantage les vastes (les points d’insertion de la longue portion sont rapprochés dans cette position alors que ceux des vastes ne subissent pas de variation).

Dans la position coudes au corps, les mains en pronation, sollicitation du vaste externe.

Dans la position coudes au corps, les mains en supination, sollicitation du vaste interne.

anatomie-muscle-abdominaux

Vous avez quatre paires de muscles devant et sur les côtés de votre sangle abdominale : le grand oblique, le petit oblique, le transverse de l’abdomen et le grand droit de l’abdomen. Voici une description anatomique des muscles abdominaux ainsi que leurs fonctions.

Le grand droit de l’abdomen

Ce long muscle rubané est constitué de deux colonnes incluses dans l’aponévrose (membrane fibreuse de collagène entourant un muscle) des trois muscles plats abdominaux. Le grand droit a au moins trois intersections tendineuses visibles chez des individus relativement secs. Ce muscle s’insère en bas sur le pubis et en haut sur le sternum et les cartilages des 5,6 et 7e côtes. Si vos hanches sont fixes, le grand droit fléchira le buste vers le bassin (comme dans le crunch et le relevé de buste). De même, si votre buste est fixe, le grand droit fléchira les hanches vers la cage thoracique. Les grands droits sont étirés lorsqu’on gonfle la poitrine et qu’on cambre le bas du dos.

Le grand oblique

Ce muscle est certainement, le plus grand des trois muscles plats abdominaux (grand oblique, petit oblique, transverse de l’abdomen). Quand un bodybuilder raisonnablement sec fait une pose d’abdominaux, on peut facilement voir les grands obliques de chaque côté de l’abdomen. À l’arrière, le grand oblique se fixe sur la face externe des huit dernières côtes et descend vers l’avant du corps. En avant, les fibres deviennent tendineuses et se fixent au centre (ligne blanche) et sur la moitié antérieure de l’os iliaque. Si vous gardez les hanches immobiles, les muscles grands obliques, à gauche et à droite, fléchissent votre buste vers les hanches (comme dans le relevé de buste et le crunch). Si votre poitrine (thorax) est fixée, ils basculent la partie antérieure du bassin vers votre buste (comme dans le crunch inversé). En les contractant séparément, le grand oblique droit ou gauche peut fléchir le buste latéralement (comme dans les flexion latérales) et faire faire une rotation du buste du côté opposé (comme dans le relevé de buste avec rotation ou le crunch avec rotation).

Le petit oblique

Ce muscle est situé sous le grand oblique et n’est visible dans aucune posture d’abdominaux. Ses fibres forment un angle droit par rapport à celles du grand oblique et se fixent en arrière sur le fascia lombaire et la partie avant de la hanche. À l’avant, ce muscle s’insère sur les trois dernières côtes, la lignes blanche et la partie antérieure de l’os iliaque. Agissant ensemble, les petits obliques (gauche et droit) fléchissent le buste en avant vers les hanches (comme dans le crunch) et fléchissent vos hanches vers le buste (comme dans le crunch inversé). En se contractant unilatéralement, le petit oblique droit et gauche fléchissent le buste latéralement (comme dans les flexions latérales).

Muscle transverse

Ce muscle aux fibres horizontales est recouvert par les obliques et les grands droits. Il constitue une sangle qui relie en ceinture les vertèbres lombaires à la ligne blanche. Il s’insère également sur la crête iliaque et sur les côtés qu’il abaisse par sa contraction. L’allongement complet du transverse a lieu lorsque le diaphragme repousse les viscères vers le bas et s’appuie sur eux pour élever les côtes en les écartant (c’est ce qu’on appelle la « respiration abdominale). La contraction complète du transverse abaisse les côtes et rentre le ventre en chassant tout l’air des poumons. Le travail du transverse s’obtient donc par l’expiration complète prolongée.

anatomie-muscle-cuisses

Pour la description anatomique de la cuisse, nous inclurons également l’anatomie et le rôle des muscles de la région fessière. Au niveau de la cuisse, on retrouve de nombreux muscles dont les plus important sont le quadriceps, le droit antérieur, les ischios-jambiers, les adducteurs et les abducteurs.

Le quadriceps

Ce muscle complexe est formé de quatre faisceaux et se rapproche par de nombreux points du triceps brachial. Comme lui il présente deux muscles latéraux : le vaste interne et externe, comme lui il a un muscle inséré à distance : le droit antérieur, correspondant à la longue portion. Un seul muscle les différencie : le muscle crural, ou vaste intermédiaire. Ce dernier, situé dans le plan profond, n’est évidemment pas visible.

Le crural s’insère sur les deux tiers supérieurs de la face antérieure et externe du fémur et se termine sur le tendon commun à la base de la rotule.

Le vaste externe s’insère sur une crête verticale qui limite en avant le grand trochanter, sur le tubercule pré-trochantérien, sur la crête externe de trifurcation de la ligne âpre et sur les faces externes et antérieures du fémur. Il se termine sur le tendon commun fixé à la base et sur le bord externe de la rotule.

Le droit antérieur possède trois tendons d’origine : un tendon direct fixé sur l’épine iliaque antéro-inférieur, un tendon réfléchi fixé sur la partie postérieure de la gouttière sus cotyloïdienne et un tendon récurrent fixé sur la capsule de la face antérieure de l’articulation de la hanche. Ces trois tendons d’origine fusionnent. Le droit antérieur se termine sur le tendon commun sur le bord antérieur de la base de la rotule en avant du crural.

Ces quatre faisceaux (crural, vaste interne, externe et droit antérieur) ont donc une terminaison commune sur la base de la rotule où l’on retrouve les trois plans de ce muscle. Un plan profond pour le crural, un plan moyen pour les vastes et un superficiel pour le droit antérieur.

Le muscle couturier

Ce muscle superficiel s’insère en haut sur l’épine iliaque antéro-supérieur, croise en diagonale la face antérieure de la cuisse et se fixe en bas sur la partie interne de l’extrémité supérieure du tibia. Ce muscle est fléchisseur de la jambe sur la cuisse, fléchisseur de la cuisse sur le bassin. Il est également abducteur et rotateur externe.

Le muscle biceps fémoral

Appartenant aux muscles ischio-jambiers, le biceps fémoral (anciennement biceps crural)) est divisé en deux à sa partie supérieure: le long biceps, qui s’insère en haut sur la tubérosité ischiatique et le court biceps (courte portion), s’attachant sur la partie inférieure de la ligne âpre du fémur. Ces deux faisceaux se réunissent et l’insertion terminale se fait sur l’apophyse styloïde du péroné. Le muscle biceps fémoral est fléchisseur de la jambe sur la cuisse, extenseur de la hanche par le long biceps, rotateur externe de la jambe si le genou est fléchi.

Le muscle semi-tendineux et semi-membraneux

Ces deux muscles faisant partie de l’ischio-jambier occupent la partie interne de la face postérieure de la cuisse. Ils s’insèrent en haut sur l’ischion et en bas sur l’extrémité supérieure de la face interne du tibia. Ces deux muscles sont extenseurs de la cuisse, fléchisseurs de la jambe sur la cuisse, rotateur en dedans de la jambe fléchie (semi-tendineux seul).

Le muscle poplité

Muscle court et plat situé à la partie postérieure du genou. Il s’insère en haut, sur la partie postéro-externe du condyle externe, en bas sur la ligne oblique du tibia. Ce muscle est fléchisseur de la jambe et rotateur en dedans.

Muscle gracile

Anciennement nommé droit interne, le muscle gracile est superficiel. Il s’insère en haut sur le pubis et en bas sur l’extrémité supérieure de la face interne du tibia. Ce muscle est fléchisseur de la jambe sur la cuisse, rotateur interne de la jambe et légèrement adducteur.

Muscle pectiné

S’insère sur le pubis et la partie supérieure de la ligne âpre, juste au-dessus des adducteurs. Ce muscle est fléchisseur de la cuisse sur le bassin, adducteur.

Les adducteurs

Ce groupe musculaire donne le galbe à la partie supéro-interne de la cuisse. Composé du grand, petit et moyen adducteur, il ne laisse en faite voir extérieurement que le moyen adducteur et le pectiné qui recouvrent entièrement le petit adducteur et la partie supérieure du grand adducteur.

Toujours dans cette région interne de la cuisse se trouve le muscle droit interne qui occupe la partie la plus interne de la cuisse et qui descend en dedans des adducteurs. Il s’insère sur la face antéro-inférieure de la surface angulaire du pubis et sur la lèvre externe du bord inférieure de la branche ischio-pubienne. Le corps musculaire est allongé et aplati en haut et devient cylindrique en bas. Il se termine à la face interne du tibia en arrière du couturier et au-dessus du demi-tendineux. Il fait partie des muscles de la patte d’oie.

Le muscle couturier est un muscle également bien visible quand l’athlète possède une bonne définition. Ce muscle long, mince et aplati, oblique en bas et en dedans, croise en diagonale la région antérieure de la cuisse. Il prend son origine sur l’épine iliaque antéro-supérieure et se termine par un tendon qui passe en arrière du condyle interne du fémur et se fixe sur le tibia (au-dessus de la tubérosité antérieure), formant ainsi le plan antérieur des tendons de la patte d’oie.

Un autre muscle, situé cette fois à la partie supéro-externe de la cuisse est également visible extérieurement et ajoute du galbe à cette partie de la cuisse. Ce petit muscle longe le bord antérieur du moyen fessier, c’est le tenseur du fascia lata.

anatomie-muscle-fessiers

Le grand fessiers

Le muscle grand fessier est le plus superficiel et le plus volumineux des muscles fessiers. Ce muscle épais, de forme quadrilatère, recouvre tous les autres muscles fessiers. Par conséquent, c’est le seul muscle qu’un bodybuilder peut effectivement montrer sur scène en compétition. En fait, les stries visibles au niveau des fessiers sur des bodybuilders exceptionnellement secs, sont les faisceaux de fibres musculaires du grand fessier. Le grand fessier s’insère sur le cinquième postérieur de la crête iliaque, la partie postérieur de la fosse iliaque, sur le sacrum et sur le coccyx. Il se dirige en oblique vers le bas selon un angle d’environ 45° et se fixe par des fibres profondes sur un tendon qui se termine sur la partie supérieure de la branche externe de trifurcation de la ligne âpre (fémur) et par des fibres superficielles en arrière de l’aponévrose du fascia lata. Le pli de la peau entre vos fesses et l’arrière de votre cuisse, que vous pouvez voir dans un miroir, représente le bord inférieur de ce muscle. Sur le plan fonctionnel, le grand fessier est le principal extenseur de la cuisse. En pratique, ce muscle est principalement responsable de l’extension de votre cuisse au niveau de l’articulation de la hanche pendant la phase d’ascension au cours du squat, du hack squat et des fentes (avec barre ou haltères). Le grand fessier se contracte aussi fortement pendant la phase d’extension au cours du mouvement réalisé avec la presse à cuisses. Parce que ces exercices sont des mouvements de base qui sollicitent de nombreux autres muscles du membre inférieur, le grand fessier n’est jamais travaillé en isolation. La fonction secondaire du grand fessier est la rotation externe de la cuisse qui se produit légèrement au cours de la descente pendant le squat, le hack squat et les fentes. Le grand fessiers est très peu utilisé pendant la marche ordinaire. En fait, il est relâché quand on est immobile en station debout. Toutefois, quand la force est nécessaire (par exemple pour courir, grimper, etc.), il se contracte fortement.

Le moyen fessier

Le muscle moyen fessier est un muscle triangulaire ou en forme d’éventail qui est en grande partie recouvert par le grand fessier. Ce muscle s’insère sur les trois-quarts antérieurs de la crête iliaque, l’épine iliaque antérieure et supérieure, et se termine par un tendon épais qui se fixe sur la face externe du grand trochanter (fémur). Bien que la partie supérieure du moyen fessier ne soit pas cachée par le grand fessier, on ne peut toujours pas la voir chez les bodybuilders. Ce muscle est un puissant adducteur de la cuisse, ce qui signifie que vous devez faire des exercices au cours desquels vous devez poussez votre jambe latéralement, en l’éloignant de l’axe médian du corps, pour le faire travailler. Les machines pour les adducteurs (hanche et cuisse) et les mouvements d’abduction à la poulie basse solliciteront très bien ce muscle. Le moyen fessier joue un rôle essentiel lors de la marche. Quand le moyen fessier gauche tire le côté gauche de votre bassin vers le bas, il empêche le côté droit de s’affaisser quand votre membre doit s’élève pour faire un pas en avant. Inversement, quand le moyen fessier droit se contracte, il permet à votre pied gauche de quitter le sol quand vous marchez.

Le petit fessier

Le muscle petit fessier est également triangulaire et en forme d’éventail; il est situé en dessous du moyen fessier. Il s’insère au haut et en dedans, sur la fosse iliaque externe et se termine par un tendon qui se fixe sur la face antérieure du grand trochanter (fémur). Parce que les insertions du petit fessiers sont près de celles du moyen fessier, leurs fonctions sont également très voisines. Essentiellement adducteur, il est rotateur interne par ses faisceaux antérieurs et rotateur externe par ses faisceaux les plus postérieurs. Pendant la marche, les petits fessiers droit et gauche gardent le bassin incliné de façon à ce que le pied opposé puisse quitter le sol.

Muscle piriforme

Le muscle piriforme (anciennement muscle pyramidal du bassin) est un muscle profond, étroit et triangulaire, qui est tendu du sacrum au grand trochanter. Vous pouvez situer à peu près le bord supérieur du piriforme en imaginant une ligne entre les deux fossettes que vous pouvez voir dans le miroir. Sur le plan fonctionnel, le piriforme est rotateur externe quand la cuisse est tendue et adducteur de la cuisse fléchie. Aucun exercice de musculation n’exige une rotation externe avec la cuisse tendue, mais vous faites des mouvements d’adduction de la cuisse fléchie quand vous êtes assis pour travailler sur une machine à abducteurs.

Muscle obturateur interne

L’obturateur interne est situé en dessous du piriforme, il est ainsi nommé parce que son insertion supérieure est située autour du périmètre interne d’un trou de l’os coxal ou trou obturateur. Ce muscle se termine par un tendon dans la fosse digitale à la face interne du grand trochanter. Comme le piriforme, l’obturateur interne est rotateur externe de la cuisse tendue et abducteur de la cuisse fléchie.

Les jumeaux supérieurs et inférieurs

Les jumeaux sont des muscles étroits et fusiformes. Ces deux muscles se trouvent sous le piriforme mais couvrent les fibres musculaires de l’obturateur interne. Le jumeau supérieur s’insère sur la face externe de l’épine sciatique, l’inférieur au bord inférieur de l’échancrure sciatique, près de la tubérosité ischiatique; ils se terminent avec l’obturateur interne dans la fosse digitale à la face interne du grand trochanter du fémur. Comme vous l’avez probablement deviné, le jumeau supérieur et le jumeau inférieur ont les mêmes actions que le piriforme et l’obturateur interne. Les jumeaux et l’obturateur interne aident également à maintenir la tête du fémur dans la cavité cotyloïde de l’os coxal, augmentant ainsi la stabilité de l’articulation de la hanche.

Le carré fémoral

Le carré fémoral (anciennement carré crural) est un muscle court, plat et rectangulaire qui se trouve en dessous de l’obturateur interne et des jumeaux. Les insertions supérieures de ce muscle se situent sur le bord externe de la tubérosité ischiatique. Les fibres musculaires se terminent sur la partie basse de la ligne intertrochantérienne postérieure du fémur. Le carré fémoral est rotateur externe de la cuisse et maintient la tête fémoral dans l’articulation de la hanche.

Le muscle ilio-psoas

Anciennement muscle psoas-iliaque, c’est un muscle très puissant. Son rôle est de fléchir la hanche. C’est lui que vous exercez sans le savoir lorsque vous croyez « faire des abdominaux ». Et si vous démarrez « vos abdos » hanches fléchies, vous n’éliminerez pas l’ilio-psoas, vous le raccourcissez. Un ilio-psoas court vous fait cambrer trop en position debout, ce qui pince et cisaille vos disques lombaires. L’iliaque et le psoas s’insèrent en faut de la face interne du fémur. L’iliaque remplit toute la fosse iliaque où il prend son origine. Le psoas a une origine étendue depuis la 12e vertèbre dorsale jusqu’à la 5e lombaire. L’action du psoas-iliaque, s’il se contracte d’un seul côté, tend à faire creuser le bas du dos et à mettre la colonne en attitude scoliotique. S’il se contracte des deux côtés, il replie les cuisses sur le tronc, ou le tronc sur les cuisses, selon un point fixe. Si le bassin n’est pas fixé par les abdominaux, il le fait basculer en antéversion, ce qui creuse le bas du dos. L’ilio-psoas est adapté à la charge à quatre pattes, c’est pourquoi il est trop court si on se met debout. Pour marcher à grandes enjambées, il faut que ce muscle soit extensible. Pour bien dormir en allongeant les jambes, il faut un ilio-psoas long. Pour l’étirer, il faut faire des fentes avant, en allongeant bien la jambe arrière, et en serrant la fesse du même côté, ainsi que les abdominaux, afin de ne pas compenser en creusant le bas du dos.

anatomie-muscle-mollets

Les muscles du mollet sont disposés en deux plans. Le premier, un plan profond avec les muscles poplité, fléchisseurs communs des orteils, jambiers postérieurs et le fléchisseurs propre du gros orteil. Le second plan (superficiel) est constitué de trois muscles : le soléaire, les jumeaux et le triceps sural.

Le muscle soléaire

Il s’insère sur le tier moyen du bord interne du tibia, sur le versant inférieur de la ligne oblique, sur une surface triangulaire au sommet inférieur de la face postérieure de la tête du péroné et sur le tiers supérieur de la face postérieure. Entre ces insertions tibiales et péronières, est tendue une arcade fibreuse résistante.

Les gastrocnémien (jumeaux)

Ils forment le relief superficiel des mollets. Le jumeau interne s’insère sur les tubercules sus-condyliens du fémur. Le jumeau externe s’insère par un tendon fixe en arrière des tubercules condyliens latéraux. Ces trois muscles (avec le soléaire) se réunissent pour former le tendon d’Achille qui se fixe sur la face postéro-inférieure du calcanéum, séparé de l’os par une bourse séreuse.

Le triceps sural

C’est un muscle puissant correspondant à un système de levier du deuxième type (ou levier de force). Il est extenseur du pied sur la jambe (flexion plantaire), et c’est là son rôle principal. Il est également adducteur et rotateur interne du pied. Le triceps intervient dans la station debout, pour maintenir le talon sur le sol, particulièrement dans l’élévation sur la pointe des pieds. Il intervient également dans la marche en produisant l’extension du pied et la propulsion. Par les jumeaux qui s’insèrent sur le tibia, il est également fléchisseur de la jambe sur la cuisse. Ce type de levier est caractérisé par le fait que la résistance se trouve entre la puissance (force de traction du muscle) et le point d’appui. Ce système de levier, rare dans le corps humain, est adapté pour développer une grande force. Ceci se vérifie avec les charges qu’il est possible de manipuler lors des mouvements d’élévation sur les pointes de pieds.

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